Page d'accueil | 2008-01 »

20.12.2007

Les mots de Gaston D.

Cet ami de toujours me confie, comme ce fut souvent son habitude, des mots précieux. Je les place ici afin de les donner mieux à entendre. Je le fais d'autant plus de bon coeur qu'ailleurs, il n'y a que ce silence insondable, sinon inutile, que l'on parviendrait à troubler.

Toutefois, si ce cher ami qui m'a fait le grand honneur de sa visite jugeait que c'est là trop l'exposer, il saurait sans aucun doute trouver le moyen de me le faire savoir.

 

Cher vieil ami,

Ai-je trop tardé à vous rejoindre ici, en 2008 (déjà ? comme le temps passe vite là où nous sommes aujourd'hui...) ? Je souhaitais tant reprendre notre ancienne conversation entamée en 2007, mais vous voilà donc reparti d'ici, quand vous réapparaissez là-bas... Vous ne cesserez donc jamais d'être insaisissable, cher vieil ami.

J'avais préféré vous laisser quelque temps pour habiter votre nouvelle peau, avant de me manifester à mon tour de nouveau. Hélas, je me décide quand vous annoncez que vous allez vous taire...

J'avais pourtant quelques mots à vous dire... Allez, quitte à prêcher dans le désert, je vous les dis quand même.

Certes, votre nouveau style est un peu moins flamboyant que l'ancien (quoique vous vous amélioriez nettement de jour en jour, à mon avis)... L'idée de l'imposture dans l'imposture me semblait en revanche brillante, et elle vous va comme un gant, si vous me permettez cette pique un peu directe, cher vieil ami, mais nous nous connaissons si bien, et nous en avons échangé tant l'un et l'autre par le passé...

Quant à l'opportunité de ce nouveau retour, au regard de celle du précédent, c'est en politique que je l'apprécierai, si vous le voulez bien.

Vous intervîntes, si je me souviens bien de 2007, en pleine campagne interne de notre cher Parti socialiste. Vous veillâtes à celer votre dessein, mais il apparu clairement quand bien même aux esprits les plus fins que vous souteniez discrètement la candidature de cette jeune énarque, dont la fougue vous séduisit tant jadis, lorsqu'elle occupait un bureau si proche du vôtre.

Qu'en est-il aujourd'hui ? Je vous lis en rassembleur de notre vieux parti, qui traverse - je le reconnais volontiers moi-même - une bien mauvaise passe. J'entends votre appel à la mobilisation des énergies dans la lutte contre l'imposture de votre jeune successeur (c'est en effet peu de le dire, vous avez raison. Vous vous y connaissez fort bien en la matière, et vous n'ignorez pas, cher vieil ami, ce que j'en pense de mon côté). Et vous sonnez le branle-bas de combat à la veille d'une échéance électorale importante, qui ne saurait certes être décisive, mais qui doit marquer im-pé-ra-ti-ve-ment la première étape de notre reconquête.

Je vous avoue me retrouver cette fois à vos côtés dans un tel combat, autant que j'avais pris mes distances de votre précédente entreprise, par trop cousue de fil blanc.

Croyez donc que je regrette bien ce nouveau départ, et cette réapparition antérieure en 2007 me laisse pour le moins dubitatif. L'orchestration de ce retour au compte-goutte, dans votre ancienne demeure, en des termes pour le moins sibyllins, tout comme la charge maladroite donnée jusqu'ici même contre vous par quelque jeune et fougeux chevau-léger germano-pratin ne laissent pas de m'interroger sur la fin poursuivie par des promoteurs qui avouent agir en connivence, si ce n'est même de concert...

Le chevau-léger en question s'intéresse bien trop, à mon avis, aux manoeuvres qui agitent ces derniers jours les esprits du côté du boulevard Saint-Germain, pour ne pas prêter le flanc au soupçon d'être lui même de la partie. Je vous fais cette confidence, car je sais ô combien, cher vieil ami, vous goûtez en expert l'agitation que suscitent toujours ces petits complots de cour à la terrasse du café de Flore...

Affectueusement, votre vieux camarade,
Gaston D.

 

19.12.2007

Amour, humour et silence

Quand l’Un parle, l’autre fait silence. Je le dis sans offense ni vanité, il s’avéra seulement que les esprits eux-mêmes ont parfois l’usage d’un bon coup de pied au cul.

Taquin, l’idée m’a traversé de parodier François de La Rochefoucauld, encore lui, pour émettre que l’on ne doit pas juger d'un esprit par ses grandes qualités, mais par l'usage qu'il en sait  faire. Il semble cependant que certains esprits furent excédés par de telles facéties. Ils y virent un manque d’amour, ce n’était qu’une ardente et irrévérencieuse exigence.

Peu importe, il faut maintenant ici se taire.

---------- 

«  Je crois à la puissance de l’esprit. Sans elle, que serait l’homme ? »

18.12.2007

Paris en France

Chaque fois que revenait le temps du givre, je ressentais plus fort ce besoin de solitude. J’étais levé avant le jour et je me préparais sans hâte pour une longue et lente promenade au long des pavés parisiens, sur les berges tranquilles de la Seine. Ce sont les seuls moments où se croisent à Paris le jour et le silence. Une brume légère flotte sur le fleuve. Les promeneurs sont rares et se reconnaissent, les regards sont des encouragements. Il n’y a pas de vent, les arbres sont immobiles et décharnés, presque fragiles. Ils vous saluent, pourtant. Paris est une grande dame, à la fois accueillante et inaccessible. Elle vous connaît tout entier, mais ne se découvre jamais qu’avec pudeur, prenant soin toujours de conserver nombre de ses plus grands mystères. On ne pourrait prendre Paris, elle se donne ou se refuse, elle vous prend ou vous éconduit. En cela elle ressemble à la France dont elle est l’une des nombreuses provinces. Ce qu’on entend, à Paris, dans les petits matins blancs, c’est le pouls profond de la France. Il m’a semblé vif et rebelle, ce matin. Presque caustique.

Sous le pont de la Tournelle, un jeune homme dormait. Il avait froid. Je me suis penché sur lui, j'ai réajusté ses couvertures. J'ai touché sa main, elle était glaciale. Ses grelottements disaient qu’il vivait encore. Pourtant, voyant son état et sa condition, sa solitude, j’ai grelotté moi aussi.

17.12.2007

Socialistes et municipales ; Carla Bruni

La seule préoccupation des socialistes devrait être de gagner les municipales. Mais gagner ne sera pas assez, il faudra à la gauche obtenir une victoire totale, faire en sorte que la défaite du parti du président soit incontestable, que Nicolas Sarkozy ne puisse trouver la moindre branche à laquelle se raccrocher. Croyez bien qu’une seule lui suffirait pour parader encore. Si tel était le cas, si au lendemain des élections municipales le président ne se retrouvait pas à terre, les Français auraient alors tout loisir de réaliser que les coups les plus durs n’avaient pas encore été portés. La durée de cotisation retraite aurait tôt fait de passer à quarante deux années, une TVA qui se prétendrait sociale viendrait grignoter un peu plus dans le pouvoir d’achat, le code du travail serait irréversiblement détricoté, le régime de sécurité sociale démantelé, le système universitaire livré aux intérêts marchands et, finalement, le chacun pour soi définitivement érigé en doctrine sociale. Travailleront plus ceux qui le pourront, gagneront plus ceux qui sont déjà dotés et demeureront sur le bord du chemin, en souffrance, sacrifiés sur l’autel des marchands et victimes expiatoires de la loi des plus forts, tous les autres. Quelques mois supplémentaires suffiraient à cet homme et à sa meute revancharde pour mettre parterre ce que plus d’un demi-siècle de combats politiques et de luttes sociales avaient permis de construire puis de préserver. C’est de cela que l’opposition doit prémunir les Français et ce n’est pas moins de cela dont il s’agira à l’occasion des prochaines élections municipales.

Impatient de servir les intérêts des puissants qui l’ont fait élire, et par ailleurs convaincu que rien ne saurait être bien fait s’il ne s’en charge lui-même, Nicolas Sarkozy ne saurait lui-même résister à la tentation de faire de ces élections un enjeu national. Président d’un clan, il s’impliquera personnellement dans la campagne, ne retiendra aucun de ses coups et n’aura de cesse que de faire triompher son camp. Les socialistes ont l’obligation d’en finir avec leurs atermoiements, de sortir de leur torpeur complaisante et de se placer résolument en travers de son chemin. Nicolas Sarkozy est de cette sorte de dirigeants qui n’ont pas de concurrents à leur taille tant que le peuple ne relève pas le défi. En 2008, il ne s’agira ni plus ni moins que d’en appeler au peuple afin que celui qui est son ennemi, ayant mordu la poussière, soit rendu aussi inoffensif qu’une reine de cœur.

----------

On peut préférer une promenade tapageuse au pays de Mickey à une ballade romantique en Toscane, ce n’est là qu’affaire de goût et d’outrance. La manœuvre de diversion est grossière et la manière d'autant plus mesquine que le parc d’attractions de Mouammar Khadafi avait les dimensions de la France.

15.12.2007

Grandeurs et masques

Dans un monde où l’on voit trop d’individus, de familles, de groupes sociaux, de peuples et de nations livrés à la violence de l’oppression et de la haine, on aurait aimé que la France entame avec la dignité et l’honneur qui ont fait sa grandeur cette année de commémoration du 60e anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l’homme. Mais décidément, Nicolas Sarkozy ne possède pas cette faculté d’élévation spirituelle et de dépassement de soi qui fait les grands hommes d’Etat. Le malheur est qu’il ramènera bientôt la France aux dimensions d’une petite boutique, où les clients seront faits rois.

En ce jour anniversaire de la naissance de François de La Rochefoucauld, profitant de cette lumière si particulière aux matinées ensoleillées de l’hiver, j’ai éprouvé un plaisir revigorant à relire ses « Réflexions, sentences et maximes morales ». Je vous livre cette pensée dont on pourra, dans les jours à venir, tirer quelque miel :

« Ces grandes et éclatantes actions qui éblouissent les yeux sont représentées par les politiques comme les effets des grands desseins, au lieu que ce sont d’ordinaire les effets de l’humeur et des passions. Ainsi la guerre d’Auguste et d’Antoine, qu’on rapporte à l’ambition qu’ils avaient de se rendre les maîtres du monde, n’était peut-être qu’un effet de jalousie. »

14.12.2007

L'un et l'Autre ; unité des socialistes

La nature des choses est essentielle. On peut se pencher au-dessus, l’étudier, l’interpréter, la détourner ou la contester, mais on ne peut la tordre.

Chacun est libre et à la fois contraint, libre de se taire et de s’enfermer en lui-même, ou de parler et de se heurter à l’Autre. Il n’est d’esprit libre que critique, voici pour l’exigence. Il n’est d’esprit critique que libre, voilà pour la difficulté.

---------- 

En se taisant, Ségolène Royal a laissé dire. Ce silence ouvrit une brèche en laquelle nombre de ses détracteurs se sont engouffrés. Ils se précipitèrent comme à la curée, arrivèrent en ordre dispersé, chacun jouant sa propre partition, jusqu’à donner le sentiment d’un brouhaha inaudible qui se sera finalement étiolé de lui-même. Dès lors, la messe était dite : des uns, on n’attend plus rien – et je me suis laissé dire que Laurent Fabius lui-même n’y croyait plus guère, ce qui n’est pas peu dire –, des autres, on n’espère pas encore ; et l’ex-candidate des socialistes se trouve à nouveau en mesure de faire entendre sa petite musique, seule, faute d’un adversaire crédible.

Si Bertrand Delanoë possède sans doute quelque crédit, il se garde habilement d’apparaître comme un concurrent. Fin tacticien, il n’ignore pas que la solitude de Mme Royal est pour elle un adversaire plus redoutable qu’il ne pourrait, ni ne voudrait l’être lui-même. Mais le temps ne sera l’allié que d’un seul.

À l’approche de 2008, j’entends beaucoup de socialistes évoquer Epinay. Ils ont raison de placer là leurs espérances. Cependant, si l’on sait qui tiendra le rôle de Guy Mollet, on ignore encore qui osera endosser celui de Jean-Pierre Chevènement. De celui qui s’avancera dépend tout le reste. Et tout le reste dépend de tous les socialistes, de leur volonté de proposer ensemble, de leur capacité à faire face à un adversaire commun et redoutable, à ne plus rien lui céder, ensemble.

13.12.2007

Âme, humeurs et saisons ; moule

L'actuel président ne craint rien tant que le désamour des Français. Pour conquérir leurs coeurs, il aura longtemps cherché l'âme de la France, et n'aura en définitive trouvé que son pouls. Cela suffit, le temps d'une campagne où il parvint avec talent à se mettre en phase, à le faire élire. Cela sera demain sa perte. L'âme de la France n'est pas une parure dont on saurait se travestir, elle vous habite, ou toujours vous échappe. Or voici un homme dépourvu à la fois d'élégance et d'esprit, qui n'est habité que de lui-même : creux, il ne s'emplira jamais que d'air. Le soufflé retombera bientôt et déjà il se ratatine. Il n'y a désormais plus long à attendre que les Français, mis en appétit, le découvrent finalement immangeable.

Ma crainte est grande que, privé de l'amour de "son" peuple, ce garçon fragile en vienne alors à perdre tout à fait le contrôle de lui-même. D'inquiétants témoignages me parviennent qui alimentent le doute qu'on peut nourrir quant à la capacité du président à assumer dans la durée le poids d'une impopularité qui lui tend les bras. Il apparaît que l’ambiance qui règne à l'Elysée est de jour en jour plus détestable, plus explosive à mesure que s'incline la côte de confiance de son hôte gesticulant et colérique. Celui-ci tempête, claque les portes, tape des pieds, en a après le monde entier. Les Français d'abord, auxquels il impute toutes ses difficultés et pour lesquels il formule bien des intentions, régulièrement sous la ceinture. Il vocifère et clame à qui veut l'entendre, avec une lucidité dont on peut lui faire crédit, qu'il n'est entouré que d'imbéciles, "des incapables et des incompétents", et se trouve rarement à court de noms d'oiseaux pour qualifier aussi bien ses collaborateurs, ce brave Martinon en tête, que les ministres de "son" gouvernement - à l'exception notable de la très servile Rachida Dati, laquelle faute de parvenir toujours à briller se contente à l'occasion de scintiller. Rama Yade, qui était en mission et interpréta de manière pour le moins empressée les consignes qui lui avaient été données, confiera certainement un jour ce que lui valut son accès de zèle.

En vérité, je vous le confie, j'ignore où tout cela va aboutir. Ce que je sais, en revanche, c'est que l'on peut faire confiance aux Français pour ne pas céder à la désespérance. Ils ont, chevillée au corps, la conscience rythmée des saisons qui reviennent. Il ne suffit que de s'y préparer, avec patience et ardeur, sans jamais renoncer à rien qui soit essentiel.

---------- 

Il m'arrive à l'occasion d'apprécier la plume du jeune Birenbaum et je n'ai pas été surpris d'apprendre qu'il se flattait de communiquer avec les esprits, il n'en est lui-même pas dépourvu. Quant à être leur messager, si l'intention de servir était louable, il y a un pas qu'il fut sans doute présomptueux de franchir. La polémique est d'usage, elle n'en est pas moins vaine. J'ai quant à moi la conscience qu'il faut briser le moule. Ceux qui brisent annoncent ceux qui créent.

12.12.2007

Epouse et concubine, rupture et courtisane

Il n'y a jamais loin de la politique aux affaires de coeur, des ors de la République aux velours des alcôves. Il m'est revenu plusieurs fois que le nouveau président appelle sa nouvelle résidence "son piège à gonzesses". Cela en dit long sur le rapport particulier qu'il entretient avec le pouvoir, les femmes et la langue française. En accédant à l'Elysée, il était d'ailleurs convaincu qu'il n'aurait aucun mal à retenir son "épouse". Les papiers du divorce étaient prêts, mais il ne lui suffirait que de la faire monter dans un yacht pour que de nouveau chavirât la belle. L'amoureux ne ménagea pas sa peine, il faut le reconnaître. C'était en pure perte : il n'avait pas compris que la dame, feu première, méprise autant le pouvoir qu'elle apprécie les paillettes. Je me suis laissé dire qu'elle ne goûtait guère non plus l'éventualité qu'il y en eût une seconde.

---------------

Laurence Ferrari est une journaliste en tous points remarquable. Ségolène Royal, qui passa la veille entre de plus mauvaises mains, peut en témoigner. On rapporte que le président reprocha vertement à Arlette Chabot, pourtant si dévouée, son manque de pugnacité. C'est que pour donner toute son envergure, cet homme-là plus qu'un autre a besoin d'être habilement stimulé.

Que ne peut-il librement remplacer l'une par l'autre ? Le pouvoir est fécond de cette sorte de dilemme où l'exigence de l'intime le dispute à l'impératif politique.

---------------

Après ma première élection et mon discours d'investiture, j'avais attendu quatre mois avant de reprendre la parole. Lorsque je me suis adressé à la presse, le 24 septembre 1981, beaucoup avait déjà été accompli : majoration du Smic, augmentation du minimum vieillesse, des allocations familiales et de l’allocation logement, un plan en faveur de l’emploi, la loi de décentralisation, l’abrogation de la peine de mort, la suppression de la Cour de Sûreté de l’Etat, sans oublier les lois de nationalisations que venait de voter l’Assemblée nationale. Une vague de réformes comme la France n’en avait plus connue depuis le général de Gaulle en 1946 s'était soulevée.

Depuis sept mois que le nouveau président est en place, la rupture aura finalement consisté en quelques parades en culottes courtes devant une presse aux ordres. Pour le reste, il ne s'est agi que de poursuivre la politique de son prédécesseur : satisfaire les puissants, donner beaucoup à ceux qui ont déjà beaucoup, prendre à tous les autres. Ceux-ci travailleront plus, ceux-là gagneront plus. La parole donnée est respectée.

---------------

A propos de goût prononcé pour les paillettes et les oripeaux du pouvoir, il est navrant d'entendre tant de mauvaises langues s'en prendre à Madame Dati. Elle est la seule à faire précisément ce pourquoi elle a été déposée à son poste. Elle s'applique à briller.

11.12.2007

Coteries et corruption

Le temps est revenu de dire.

Pendant qu'on jette chaque jour aux français un os blanc à ronger, les richesses de la France et son honneur sont livrés aux chiens. Les puissances de l'argent festoient sans vergogne, conviées aux agapes par un nouveau Président qui ne boude pas son bonheur de parvenu. Hier, sont venus au banquet les grandes fortunes. Elles s'en pourlèchent encore les babines, le paquet fiscal fut un morceau de choix. Aujourd'hui, se sont les marchands d'armes. La France a plein de nouveaux amis, de Khadafi à Poutine, en passant par Hu Jintao. Autant de couleuvres dont la jolie secrétaire d'Etat aux droits de l'Homme fera bientôt une indigestion. Autant de problèmes intestinaux ignorés par son ministre de tutelle. Le très opportuniste Bernard Kouchner n'en revient toujours pas d'avoir trouvé en son Président un moyen d'exister encore un peu, dans ces palais de la République qu'il a toujours tant appréciés.

Qu'importe l'honneur pourvu qu'on côtoie les puissants. Quelques mois auront donc suffi pour que le dévoiement devienne la règle. Chacun est au service de soi, plus personne, au sommet de l'Etat, ne sert encore l'intérêt général. Mais le pire est encore à venir : après le règne du vulgaire vient celui de la corruption.

Mais je bavarde et ce n'est pas ainsi que je compte user de ma liberté. Il est des choses qu'on dissimule aux français et que j'entends  révéler, des collusions sous-terraines qui gagneront à connaître la lumière, quelques anecdotes savoureuses que je ne mépriserai pas non plus. Le temps est bientôt venu de déballer les cadeaux. Ce sera ma façon de célébrer noël en votre compagnie.

Les forces de l'esprit sont incorruptibles, je ne vous quitte pas...

Toutes les notes