05.01.2009

2009

Aujourd'hui, en France, faute de moyens, on meurt dans les rues, sur des trottoirs gelés ; on meurt dans les hopitaux, en attendant un médecin ; on meurt dans les prisons, pendus dans la fleur de l'âge.

Aujourd'hui, en France, un homme sans envergure ni culture se moque du sort de ses compatriotes, ne se préoccupe du bien-être que de ses puissants amis et n'a d'ambitions que pour lui-même. Un tout petit président.

Imbu de sa personne, le voici juché sur ses talonnettes disgracieuses à se rêver en sauveur du monde. Encore. Mouche du coche de la diplomatie internationale, il court partout, admoneste chacun, s'époumone en rodomontades et brasse du vent. Il ne s'agit pour lui que de pouvoir dire qu'il y serait pour quelque chose, si jamais quelque chose de positif venait à advenir.

Aujourd'hui, des hommes meurent à Gaza. Aussitôt, le petit homme s'agite. A la tête de l'Union Européenne durant ces six mois et il y a cinq jours encore, que ne s'est-il alors agité pour faire de l'Europe un bouclier entre les belligérants, quand il était temps encore, quand les bombes ne faisaient encore que menacer ? Sans doute n'était-ce alors pas assez spectaculaire. Trop peu de profit à en tirer pour sa propre image.

Il est de ces personnages sans profondeur qui préfèrent saisir l'opportunité d'un feu et prétendre avoir contribué à l'éteindre que de s'assurer dans l'ombre et peut-être sans gloire qu'aucune flamme ne puisse jamais rejaillir de braises que l'on connait féroces. Celui-ci n'ira jamais ailleurs que là où il pourra espérer prendre un peu de lumière. Il est vrai aussi qu'il ne saurait briller par lui-même.

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Je voulais malgré tout, malgré ce petit président que vous avez et qui ne saurait se révéler à la hauteur des difficultés qui s'amoncellent et leur menaçant cortège de souffrances, parce qu'il n'en a cure, faire le souhait pour chacun d'une année heureuse et solidaire, où l'essentiel saura  être sauvegardé : les lendemains.