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        <title>François-Mitterrand-2008</title>
        <description>Je crois aux forces de l'esprit, je ne vous quitte pas...</description>
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        <lastBuildDate>Tue, 24 Jun 2008 17:03:01 +0200</lastBuildDate>
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        <copyright>All Rights Reserved</copyright>
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                <title>Réseau Education Sans Frontières</title>
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                <author>noreply@hautetfort.com (François Mitterrand)</author>
                                <pubDate>Tue, 24 Jun 2008 16:56:00 +0200</pubDate>
                <description>
                     &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;L'esprit de résistance est une force à nulle autre pareille, car elle est la conscience collective des hommes libres qui se dresse contre la puissance aveugle de l'oppression. Je sais à l'avance ce qu'inspirera à quelques langues venimeuses une telle entrée en matière. Peu importe, je suis heureux que l'audience considérable de ce &quot;blog&quot;, et qui m'étonne chaque fois qu'on m'en rapporte les chiffres, me permette aujourd'hui de projeter un peu plus de lumière sur l'œuvre d'espoir qui malgré tout, aussi difficile et douloureux en soit le chemin, et à force de ne rien lâcher, s'accomplit et s'accomplira.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;div class=&quot;surtitre&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;!-- finde_surligneconditionnel --&gt;&lt;!-- Bug Mozilla http://bugzilla.mozilla.org/show_bug.cgi?id=200510 --&gt;&lt;!-- debut_surligneconditionnel --&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;b&gt;Communiqué de presse du &lt;a href=&quot;http://www.educationsansfrontieres.org/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;RESF&lt;/a&gt;&lt;br /&gt; au sujet des événements de Vincennes&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;i&gt;Il y a trois jours, le ministre Hortefeux paradait&amp;nbsp;: presque 30&amp;nbsp;000 d’expulsions depuis 12 mois, 80% de plus que l’année dernière à la même époque. Des chiffres incontestablement gonflés (incluant les départs de touristes ayant dépassé la date de validité de leur visa ou les retours «&amp;nbsp;volontaires&amp;nbsp;» de Roumains ou de Bulgares expulsés avec un pécule du montant du prix de leur retour en autocar) mais qui en disent long&amp;nbsp;: le respect des droits humains est bien menacé quand un responsable politique croit utile à sa gloire de gonfler les chiffres des mauvais traitements qu’il inflige à une fraction de la population&amp;nbsp;!&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;i&gt;La réalité n’a pas tardé à se manifester. Le décès le 21 juin d’un tunisien de 41 ans dans les murs de la prison administrative pour étrangers de Vincennes a été l’étincelle qui a allumé l’incendie, au sens propre comme figuré. Le soir même un premier départ de feu se produisait. Dimanche vers 15 heures, il semble que plusieurs foyers se soient déclarés, que les policiers sur place auraient été incapables de contenir (les extincteurs auraient été vides). Les internés administratifs étaient alors rassemblés dans la cour, gazés disent certains, parqués derrières des barrières. 17 d’entre eux, intoxiqués par la fumée ont été hospitalisés, quatorze selon la police auraient disparu, les autres ont été transférés en car et en train vers les prisons administratives de Palaiseau, Lille et Nîmes. Les deux centres de rétention de Vincennes sont entièrement détruits.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;i&gt;Ces événements d’une extrême gravité étaient parfaitement prévisibles, d’autant qu’ils se sont déjà produits dans des pays européens poursuivant les mêmes objectifs&amp;nbsp;: Incendies des centre de rétention de Yarl’s Wood en Grande-Bretagne (2002), de Schipol-Oost aux Pays-Bas (2005).&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;i&gt;Voilà des mois que la tension monte dans la majorité des prisons administratives pour étrangers. Vincennes avait déjà été partiellement détruit par un incendie puis, au moment des fêtes de fin d’année, une vague de révolte partie du Mesnil-Amelot avait gagné Vincennes. Mais, en réalité, c’est quotidiennement que les tensions et les incidents très violents y ont lieu, spécialement à Vincennes qui, avec 280 places, constitue le CRA le plus important de France. Encore plus qu’ailleurs, les incidents y sont quotidiens&amp;nbsp;: automutilations, tentatives de suicide, grèves de la faim, bagarres pour un rien, incidents parfois très violents avec la police, se produisent chaque jour. Le sénateur de Paris Jean Desessard, un familier des lieux d’enfermement, disait en sortant de Vincennes il y a une quinzaine de jours, n’avoir jamais perçu une tension pareille.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;i&gt;Le stakhanovisme du ministre en matière d’expulsions, ses objectifs chiffrés, à l’unité près, imposés à toute la chaîne administrative et policière (dont la rétention est l’avant dernière étape) engendrent une tension extrême des personnels débordés, parfois conduits à prendre des libertés avec les procédures et contraints à des gestes qui heurtent leur conscience. A l’inverse, cette chasse à l’homme génère la terreur chez les sans papiers en liberté et le désespoir chez ceux qui sont pris. Les gestes comme ceux d’hier à Vincennes sont inévitables. Ils se reproduiront si la même politique se poursuit.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;i&gt;Car le véritable scandale n’est pas que quelques centaines d’hommes désespérés aient incendié leur prison. Il est dans leur internement administratif, prélude à leur expulsion. La peine qui les attend, leur bannissement, est pire que la prison. Ils ont été arrêtés à l’improviste, enfermés. Ils ont perdu leur travail, ils perdront leur logement, la totalité des biens qu’ils avaient accumulés, certains perdront leur conjoint et leurs enfants. Ils seront déposés menottés, dans la tenue dans laquelle ils ont été arrêtés, sur le tarmac d’un aéroport où personne ne les attend. Une expulsion est une humiliation dont personne ne se remet. Certains finissent mendiants, fous ou suicidés.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;i&gt;L’explication aux événements d’hier à Vincennes est là, dans le désespoir total de chacun des enfermés et dans la concentration du malheur dans une centaine de cellules.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;i&gt;Ils se reproduiront, sous une forme ou sous une autre, en France et en Europe puisque la directive de la honte adoptée la semaine dernière à Strasbourg rend légale la rétention de 18 mois, l’interdiction de séjour de 5 ans des expulsés, la possibilité d’enfermer et d’expulser des enfants. Vincennes en pire, plus longtemps et en famille.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;i&gt;Ce qui s’est produit hier signe la faillite de la politique de M.&amp;nbsp;Sarkozy en matière d’immigration. Nous sommes d’une certaine façon à la croisée des chemins. Soit une nouvelle politique est définie, qui prenne en compte les intérêts des pays dont viennent les immigrés, l’aide qu’ils apportent à leur développement, les besoins aussi de main d’œuvre des pays riches vieillissants, la richesse véritable que constitue le brassage des cultures et des populations, etc,. Une politique réfléchie et concertée. Ou alors, à l’inverse les apprentis sorciers qui ont enclenché la course infernale aux records d’expulsions et de mauvais traitements s’entêtent, rebâtissent Vincennes en plus grand et en plus monstrueux et les choses finiront très mal. Pour les sans papiers, pour les immigrés… mais aussi pour tous les autres, tous ceux qui ne marcheront pas droit.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;b&gt;23 juin 2008&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; 
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                <title>L'esprit, la mouche et le coche</title>
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                <author>noreply@hautetfort.com (François Mitterrand)</author>
                                <pubDate>Tue, 17 Jun 2008 10:43:00 +0200</pubDate>
                <description>
                     &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;Jean-Michel Aphatie ne reçoit pas les dictateurs du monde lors de la journée des droits de l'Homme ou le 14 juillet.&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Jean-Michel Aphatie n'abandonne pas les quartiers de la misère sociale à leur triste sort.&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Jean-Michel Apathie ne fait pas la chasse aux populations immigrées.&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Jean-Michel Apathie n'a pas entrepris la casse de l'école publique, gratuite, laïque et républicaine.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Jean-Michel Aphatie ne démantèle pas le droit du travail.&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Jean-Michel Apathie ne s'occupe pas de baisser les impôts des riches et des puissants.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Jean-Michel Apathie ne s'acharne pas à mettre à sa botte le pouvoir médiatique.&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Jean-Miche Apathie ne réécrit pas la Constitution selon son plaisir princier.&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Jean-Michel Apathie ne trahit pas les engagements qu'il a pris devant tous les français.&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Jean-Michel Aphatie n'est pas président de la République. Il n'en est qu'un des nombreux courtisans, cette engeance étrange de ceux qui se tournent toujours vers le haut avec l'espoir de découvrir dans le pouvoir le reflet de cet être qu'ils chérissent plus que tout autre, eux-mêmes.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;En vérité, je vous le dis, Jean-Michel Aphatie n'a d'importance que pour lui-même. Il a placé un livre dans une poubelle, la belle affaire ! Il lui faut bien se donner le sentiment d'exister, de n'avoir rien perdu de ses vingt ans rebelles. Les livres, d'autres qui sont en charge de la destinée d'un pays les détestent parce qu'ils en ont peur et les méprisent parce qu'ils y devinent une puissance qui les dépassent et à laquelle ils n'ont pas accès. Ceux-là ne se contentent pas de destructions symboliques, ceux-là sont réellement dangereux. Et ceux-là ont placé à leur tête le pire d'entre eux.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;S'en prendre à Jean-Michel Aphatie revient à chasser la mouche quand c'est le coche qu'il faut abattre.&lt;/p&gt; 
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                <title>La voix de son maître</title>
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                <author>noreply@hautetfort.com (François Mitterrand)</author>
                                <pubDate>Tue, 03 Jun 2008 22:09:15 +0200</pubDate>
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                     &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Il est navrant d'entendre tant de mauvaises langues s'en prendre à Madame Dati. Elle est la seule à faire précisément ce pourquoi elle a été déposée à son poste. Elle s'applique à briller. Aussi les socialistes ont-ils chaque fois grand tort de darder là leurs regards couroucés. Rachida Dati, c'est Nicolas Sarkozy qui pêche à la cuiller.&amp;nbsp;&lt;/p&gt; 
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                <title>&quot;François Mitterrand 2008 - il revient&quot;</title>
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                <author>noreply@hautetfort.com (François Mitterrand)</author>
                                <pubDate>Tue, 27 May 2008 11:42:00 +0200</pubDate>
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                     &lt;p style=&quot;text-align: justify&quot;&gt;Les forces de l'Esprit m'ont fait un bien beau cadeau encore. Il m'en a étrangement coûté une centaine de francs, et quelques gouttes de pluie hors de saison, mais j'ai lu avec plaisir qu'elles savent me rester fidèles. Aussi sympathique que soit ce cher Paul Amar, et grande en effet mon envie de lui rendre son stylo, je constate sans surprise que l'ombre leur sied mieux que la lumière. En consentant à s'affubler d'un faux nez, elles frisèrent là un ridicule qui ne me parait pas convenir. Mon goût du secret n'a jamais été jusqu'à la mascarade. Dans l'ombre, nul besoin de se déguiser : il ne suffit que de savoir y demeurer.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify&quot;&gt;Les forces me sont revenues, je ne vous quitte pas...&lt;/p&gt; 
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                <guid isPermaLink="true">http://francoismitterrand2008.hautetfort.com/archive/2008/04/29/esprit-mercantile.html</guid>
                <title>Esprit mercantile</title>
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                <author>noreply@hautetfort.com (François Mitterrand)</author>
                                <pubDate>Tue, 29 Apr 2008 23:03:00 +0200</pubDate>
                <description>
                     &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Tout est-il&amp;nbsp;à vendre ?&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Il semble qu'à cette question il soit désormais incontournable de fournir une réponse affirmative. Ainsi, certains esprits fatigués de baigner dans l'ether, et grisés sans doute par un succès qui ne leur appartient pas, ont à leur tour succombé&amp;nbsp;à la tentation mercantile -&amp;nbsp;oú l'immatériel perd en outre beaucoup de sa splendeur.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Il reste une autre question, pourtant, sur laquelle&amp;nbsp;je souhaite aujourd'hui vous inviter&amp;nbsp;à vous pencher avec toute l'attention qu'il convient aux citoyens en responsabilité, esprits libres&amp;nbsp;et au sens critique intact que vous avez en ces temps troubles&amp;nbsp;le bonheur d'être&amp;nbsp;encore. La voici :&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Mais tout est-il pour autant, ou pour aussi peu, à acheter ?&lt;/p&gt; 
                </description>
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                <title>Immortalité</title>
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                <author>noreply@hautetfort.com (François Mitterrand)</author>
                                <pubDate>Thu, 10 Apr 2008 12:03:00 +0200</pubDate>
                <description>
                     &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;J’ai pour ma part longtemps cru que j’étais immortel. Maintenant, et également par la force de l'évidence, je sais que c’est un peu moins vrai, qu'il y avait un rendez-vous que je n'aurais su manquer.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Cette pensée, je l'avais confiée à un ami qui sait me rester fidèle et que le nouvel hôte de l'Elysée pourrait consulter à grand profit. Lui pour qui le mot doit l'emporter sur le réel, lui qui ne saurait avoir d'autre projet pour les français qu'une rupture dont il a en réalité horreur, lui enfin qui cherche à toute force à retrouver l'amour d'un père qu'il n'a de cesse que de tuer et de tuer encore, comprendrait un peu pourquoi il redoute tant de devenir lui-même ce père que les français espèrent toujours en leur président, quoi qu'ils en disent. Faute d'un tel conseil, le voilà déjà usé. On le raconte hagard en son palais, sonné par sa propre impuissance à survivre au désamour d'un peuple qu'il déteste.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Il serait imbécile de s'en contenter. En politique, rien n'est jamais aussi irrémédiable qu'une mise à mort. Et si l'on en connaît qui, enterrés précipitamment, se sont relevés plusieurs fois, il suffirait de s'attarder un peu sur la situation actuelle de Nicolas Sarkozy pour se persuader que le temps est aujourd'hui venu de donner l'assaut et de porter profond les coups, jusqu'à l'estocade. La période est propice, aussi certain qu'elle finira par passer.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Chaque jour, j'entends une jeunesse éraillée, abandonnée, méprisée et qui pourtant sonne la charge avec une belle ardeur. Il m'est pénible, je vous l'avoue, de constater comme les socialistes paraissent actuellement avoir autre chose en tête, au point de regarder passer une Histoire qui ne se conjugue jamais qu'au présent. A force de trop préparer les lendemains, ils en viendront à déchanter pour avoir manqué ce rendez-vous là qui est essentiel. Car il leur faudrait alors s'attendre à devoir payer le prix d'une défaillance coupable qu'on aura tôt fait de nommer trahison.&lt;/div&gt; 
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                <title>La parturiente</title>
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                <author>noreply@hautetfort.com (François Mitterrand)</author>
                                <pubDate>Fri, 28 Mar 2008 00:06:23 +0100</pubDate>
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                     &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://francoismitterrand2008.hautetfort.com/media/00/00/284962906.jpg&quot; id=&quot;media-927342&quot; alt=&quot;284962906.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.7em 0pt&quot; /&gt;&lt;/div&gt; 
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                <title>Félicitations</title>
                <link>http://francoismitterrand2008.hautetfort.com/archive/2008/03/17/felicitations.html</link>
                <author>noreply@hautetfort.com (François Mitterrand)</author>
                                <pubDate>Mon, 17 Mar 2008 14:00:00 +0100</pubDate>
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                     &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;De là où je me trouve, j'ai attentivement écouté l'ensemble des commentateurs qui se sont succédés et se succèdent encore depuis hier soir sur la scène du petit théâtre politique français. Aucun d'entre eux, politiques avertis et journalistes attentifs, ne semble avoir relevé le fait politique inédit et d'importance qui s'est produit lors de cette longue et monotone soirée électorale et qui me conduit aujourd'hui à sortir un instant de mon silence pour féliciter chaleureusement Ségolène Royal.&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Depuis quelques soirées électorales, Madame Royal semblait s'être fait une spécialité du coup politique improvisé et perdant. Déboulant sur les plateaux de télévision ou intervenant depuis son quartier général, on la voyait soudain traversée, saisie, illuminée par une intuition à laquelle elle ne savait ne pas succomber et qui l'incitait à se lancer derechef dans une vaine déclaration d'amour au Modem et à François Bayrou. Hier soir, néanmoins, la dame est parvenue à contenir ses élans pour un centre droit giscardo-barriste moribond qui n'a eu et n'aura jamais l'ambition d'être utile au projet de transformation sociale porté par la gauche. Il lui fallut pour parvenir à ce résultat qu'elle réponde aux journalistes qui l'interrogeaient en récitant sur un ton monocorde une longue réponse préalablement écrite et à laquelle il lui fut nécessaire, afin de ne pas dévier sur un mot malheureux, de se référer tout au long de son intervention.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Et, en effet, elle ne dévia pas. Si l'on ne comprit un traître mot de ce qu'elle ânonnait studieusement, l'on réalisa aussi bien que les commentateurs n'en reprendraient pas une phrase le lendemain. Un résultat qui constitua somme toute un grand soulagement pour des socialistes qui se virent ainsi offrir la possibilité de savourer assez tranquillement une victoire, conquise sans ambiguïté aucune à gauche.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;La période de préparation du congrès du Parti Socialiste s'ouvre, maintenant, sur cet augure encourageant auquel les militants seront bien inspirés de savoir se référer. La France, il ne faudrait pas s'y tromper, demeure un pays majoritairement ancré à droite. C'est un difficile combat de reconquête idéologique que la gauche et les socialistes doivent à présent mener. Afin de l'emporter en 2012, au-delà d'un projet innovant à même de rendre crédible l'ambition renouvelée de justice sociale, il sera nécessaire aux socialistes d'élaborer les termes d'un discours qui, pour convaincre, devra d'abord transformer les mentalités. Un discours qui devra donc s'incarner en une personnalité dont le talent de tribun sera à la hauteur de cette tâche immense, possèdant cet art savoureux de faire sonner fort le mot juste.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;C'est en cela qu'il faut féliciter Ségolène Royal d'avoir compris qu'elle ne possède pas un tel talent. Elle n'en demeure pas moins une personnalité de qualité qui à l'occasion pourra être utile à son camp. Elle ferait sans doute un excellent premier ministre. Pour le moins autant que celui que me fit en son temps Michel Rocard lorsqu'il eut sagement renoncé à sa dévorante et stérile ambition de devenir président.&lt;/p&gt; 
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                <title>Emancipation et champ de bataille - Liberté et responsabilité</title>
                <link>http://francoismitterrand2008.hautetfort.com/archive/2008/01/09/emancipation.html</link>
                <author>noreply@hautetfort.com (François Mitterrand)</author>
                                <pubDate>Wed, 09 Jan 2008 12:35:00 +0100</pubDate>
                <description>
                     &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Tuer le père ne suffit pas. Il faut aussi savoir reconnaître quand le temps est venu de renoncer à sa présence tutélaire, s'affranchir de son fantôme un peu timbré et qui rassure, être enfin soi, enfin seul, enfin libre. Savoir reconnaître quand le temps du deuil et des esprits est révolu, quand l'ennemi est là, déjà, qu'il faut sans plus tarder affronter et abattre, se jetant de toutes ses propres forces dans cette bataille où les esprits ne sont plus d'aucune utilité.&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Car, qu'on ne s'y trompe pas, c'est bien une guerre que Nicolas Sarkozy a entamée. Reconnaissez le champ de bataille, observez son armée de petits soldats, abrutis et fidèles, et ses généraux sans éclats, stratèges froids et courtisans zélés. Les traîtres ont été les premiers promus et, n'en doutez pas, à leur tour quelques espions triomphants seront récompensés. Et toujours, chaque fois, c'est l'ombre qui justifie la lumière, là-bas où vous n'êtes pas conviés qu'il vous faut vous empresser d'aller combattre.&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;La victoire exigera une grande lucidité, celle en particulier de n'attendre rien de quiconque sinon de soi-même. Vaincre, c'est d'abord refuser de se soumettre. A personne. Ni esprit, ni ange blanc, ni providence.&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Libres et insoumis, il ne s'agit ensuite que de se chercher, collectivement, des représentants, ce qui signifie les soumettre ou bien les démettre, et conserver précieusement pour soi la responsabilité. Car refuser d'être responsable de ce qu'il advient, déléguer la responsabilité au-dessus de soi, c'est précisément cela, se soumettre. Soyez-en persuadés, il n'est point d'homme libre en dehors du champ de la responsabilité.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Ni esprit, ni ange blanc, ni providence : seulement soi-même, et quelques bons compagnons.&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;----------&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Quant à moi, justement, j'ai rejoint et me suis soumis à la cohorte blafarde des irresponsables patentés. Il m'a seulement plu de pérorer une dernière fois.&lt;/p&gt; 
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                <title>Les mots de Gaston D.</title>
                <link>http://francoismitterrand2008.hautetfort.com/archive/2007/12/20/les-mots-de-gaston-d.html</link>
                <author>noreply@hautetfort.com (François Mitterrand)</author>
                                <pubDate>Thu, 20 Dec 2007 16:50:00 +0100</pubDate>
                <description>
                     &lt;p&gt;&lt;i&gt;Cet ami de toujours me confie, comme ce fut souvent son habitude, des mots précieux. Je les place ici afin de les donner mieux à entendre. Je le fais&lt;/i&gt; &lt;i&gt;d'autant plus&lt;/i&gt; &lt;i&gt;de bon coeur qu'ailleurs, il n'y a que ce silence insondable, sinon inutile, que l'on parviendrait à troubler.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;Toutefois, si ce cher ami qui m'a fait le grand honneur de sa visite jugeait que c'est là trop l'exposer, il saurait sans aucun doute trouver le moyen de me le faire savoir.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Cher vieil ami,&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Ai-je trop tardé à vous rejoindre ici, en 2008 (déjà ? comme le temps passe vite là où nous sommes aujourd'hui...) ? Je souhaitais tant reprendre notre ancienne conversation entamée en 2007, mais vous voilà donc reparti d'ici, quand vous réapparaissez là-bas... Vous ne cesserez donc jamais d'être insaisissable, cher vieil ami.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; J'avais préféré vous laisser quelque temps pour habiter votre nouvelle peau, avant de me manifester à mon tour de nouveau. Hélas, je me décide quand vous annoncez que vous allez vous taire...&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; J'avais pourtant quelques mots à vous dire... Allez, quitte à prêcher dans le désert, je vous les dis quand même.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Certes, votre nouveau style est un peu moins flamboyant que l'ancien (quoique vous vous amélioriez nettement de jour en jour, à mon avis)... L'idée de l'imposture dans l'imposture me semblait en revanche brillante, et elle vous va comme un gant, si vous me permettez cette pique un peu directe, cher vieil ami, mais nous nous connaissons si bien, et nous en avons échangé tant l'un et l'autre par le passé...&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Quant à l'opportunité de ce nouveau retour, au regard de celle du précédent, c'est en politique que je l'apprécierai, si vous le voulez bien.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Vous intervîntes, si je me souviens bien de 2007, en pleine campagne interne de notre cher Parti socialiste. Vous veillâtes à celer votre dessein, mais il apparu clairement quand bien même aux esprits les plus fins que vous souteniez discrètement la candidature de cette jeune énarque, dont la fougue vous séduisit tant jadis, lorsqu'elle occupait un bureau si proche du vôtre.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Qu'en est-il aujourd'hui ? Je vous lis en rassembleur de notre vieux parti, qui traverse - je le reconnais volontiers moi-même - une bien mauvaise passe. J'entends votre appel à la mobilisation des énergies dans la lutte contre l'imposture de votre jeune successeur (c'est en effet peu de le dire, vous avez raison. Vous vous y connaissez fort bien en la matière, et vous n'ignorez pas, cher vieil ami, ce que j'en pense de mon côté). Et vous sonnez le branle-bas de combat à la veille d'une échéance électorale importante, qui ne saurait certes être décisive, mais qui doit marquer im-pé-ra-ti-ve-ment la première étape de notre reconquête.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Je vous avoue me retrouver cette fois à vos côtés dans un tel combat, autant que j'avais pris mes distances de votre précédente entreprise, par trop cousue de fil blanc.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Croyez donc que je regrette bien ce nouveau départ, et cette réapparition antérieure en 2007 me laisse pour le moins dubitatif. L'orchestration de ce retour au compte-goutte, dans votre ancienne demeure, en des termes pour le moins sibyllins, tout comme la charge maladroite donnée jusqu'ici même contre vous par quelque jeune et fougeux chevau-léger germano-pratin ne laissent pas de m'interroger sur la fin poursuivie par des promoteurs qui avouent agir en connivence, si ce n'est même de concert...&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Le chevau-léger en question s'intéresse bien trop, à mon avis, aux manoeuvres qui agitent ces derniers jours les esprits du côté du boulevard Saint-Germain, pour ne pas prêter le flanc au soupçon d'être lui même de la partie. Je vous fais cette confidence, car je sais ô combien, cher vieil ami, vous goûtez en expert l'agitation que suscitent toujours ces petits complots de cour à la terrasse du café de Flore...&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Affectueusement, votre vieux camarade,&lt;br /&gt; Gaston D.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; 
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